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À propos des artistes…

Françoise Hoffmann

Maître d’Art 2008 et invitée d’honneur d’Artextures 2009
Cette artiste feutrière crée des textiles d’une grande originalité à base de feutre « nuno », terme emprunté au japonais qui signifie « étoffe ». Il s’agit d’une technique qui existait avant la découverte du métier à tisser.
Comme un peintre qui juxtapose les couleurs sur la toile, cette lyonnaise marie la laine feutrée à la soie, le velours jacquard, le lin ou la dentelle.
La fabrication de feutre se fait à partir de laine humidifiée, savonnée et foulonnée. Ainsi, les fibres s’entrelacent entre elles et fournissent une étoffe non tissée et très solide
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Gabrielle Paquin

Depuis 10 ans cette artiste a développé un style bien personnel basé sur des jeux de rayures. En effet, dans son travail, Gabrielle Paquin utilise plus particulièrement des étoffes rayées où apparaissent des jeux visuels (notamment des oppositions) et des clairs-obscurs.
L’artiste remet ainsi à l’honneur des tissus souvent peu appréciés, confortée dans sa démarche créatrice par Michel Pastoureau (L’étoffe du diable, une histoire des rayures et des tissus rayés) qui a bien montré que de telles étoffes furent longtemps considérées en Occident comme impures.
Aujourd’hui, Gabrielle Paquin rend hommage à ces tissus rayés dans des créations dynamiques où parfois l’artiste n’hésite pas à mêler les courbes aux rayures pour des œuvres toujours plus originales et aux contrastes marqués.

À propos de son œuvre: Fractures (coton et lin, 165 x 60 cm)
« Attirée particulièrement par les surfaces rayées, quelles qu’elles soient, des images de formes et de couleurs naissent spontanément dans mon cerveau. Je ne peux résister à la tentation de les concrétiser à l’aide d’étoffes rayées. Les fractures sont multiples : accidents de la vie sur les êtres, accidents de la Terre aux conséquences dramatiques pour les êtres… »
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Nadine Richard

Née à Dreux, Nadine Richard fut durant plusieurs années enseignante de l’Education Nationale en travaux manuels. Son goût pour le tissu et les couleurs l’a amenée dans le monde du patchwork traditionnel.
Dans la recherche d’une expression plus personnelle, Nadine Richard a porté son attention sur le travail de la transparence créant ainsi des jeux de lumière et de translucidité. Ses promenades et ses voyages sont l’occasion pour elle de ressentir de nouvelles émotions qu’elle cherche à retranscrire dans ses œuvres.

À propos de son œuvre: Folie Végétale (fil, organza de soie ou synthétique, 105 x 90 cm)
« Les promenades dans les forêts et jardins sont pour moi l’occasion de cueillettes de végétaux et plus particulièrement de feuilles. Je suis toujours attirée par celles qui ont été évidées par le travail de la nature ou des gastéropodes, ce qui donne au final un étrange résultat fait de surprenantes dentelles. Ainsi de proche en proche, je réalise grâce à ces modèles offerts par la nature, des constructions végétales de fil et d’organza, qui sont autant de clins d’œil à Patrick Blanc*. »
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Brigitte Bertozzi

À propos de son œuvre: À la recherche de ma vie en rose (133 x 134 cm)
« Après avoir fabriqué une série de capteurs de rêves* pour offrir à mes amis comme cadeaux de Noël, j’ai eu envie d’en fabriquer un géant sur lequel je pourrais suspendre une multitude de porte-bonheur qui m’aiderait à passer une année 2009 dans les meilleures conditions. »
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Laurence Malval

À propos de son œuvre:Détournements de fonds (corbeilles en osier, fils, dentelles, tissus, boutons, perles, 110 x 67 cm)
« Intérêt pour le travail de l’osier pratiqué dans ma région*. Je pratique le détournement poétique d’objets familiers. Le panier me plaît parce qu’il reçoit, recueille et peut contenir à lui seul tout un univers. »
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Elsbeth Nusser-Lampe (Allemagne)

À propos de son œuvre: Yellow flowers (coton, organdi, 63 x 160 cm)
« Ma base d’inspiration est un treillis dans le jardin. Les fleurs jaunes grimpent le long de celui-ci et le vent joue dans les fleurs délicates. »

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Marco Sarzi-Sartori (architecte italien – Milan)

À propos de son œuvre: Attraversando Il Po (organdi, coton, feuilles faites avec un tampon sur de l’organza, à l’intérieur une ligne de couleur rouge, 160 x 140 cm)
« Je suis un architecte/artiste. J’ai longtemps échangé avec des groupes d’Art textile. Mes recherches sont basées sur les matériaux utilisés dans ma profession. »
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Yvette Nagouas

À propos de son œuvre: Lueurs d’orage (avalon, tissus, filaments de soie, cocons de soie, fil coton, 130 x 59 cm)
« Le 29 janvier 2009 une violente tempête « Klaus » a détruit la plus vaste forêt d’Europe : les Landes. À l’aube, les pins sectionnés et déracinés ont offert un spectacle de désolation. J’ai travaillé avec cette douleur au plus profond de moi. »
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Claudine Joho (Suisse)

À propos de son œuvre: Écriture magique (pour le fond une toile de soie et des fils synthétiques de couleurs unies ainsi que des fils métalliques et 6 grandes perles pour les scarabées, 70 x 60 cm)
« J’aime inventer des histoires et les transcrire en utilisant une écriture inconnue. Je laisse la place au spectateur pour interpréter son propre ressenti. »
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Madeleine Sourzat

À propos de son œuvre: Conteners (lin, 160 x 110 cm)
« Depuis quelques années, je puise le plus souvent mon inspiration dans le paysage urbain, riche en icônes de la société industrielle. J’ai toujours été sensible à l’esthétique des conteneurs, cubes géants aux couleurs vives transportant les produits indispensables à notre surconsommation. Abandonnant pour un temps fils et aiguilles, j’ai sculpté de grands carrés de lin coloré, joué aux chiffres et aux lettres pour former les codes secrets assurant l’anonymat de ces géants obligés de changer régulièrement d’itinéraire. Ce projet m’a permis d’aborder différemment mon travail sur pli et d’utiliser les nouvelles technologies pour la réalisation des inscriptions. »
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Brigitte Amarger

À propos de son œuvre: Vie de femme en blanc et noir (dentelles anciennes teintées, fils de colle thermo-fusible, peinture, micro-billes de verre réfléchissantes de différents diamètres, perles, 260 x 50 cm)
« Ces deux voiles de dentelles symbolisent deux moments clefs de la vie d’une femme : le mariage (blanc) et celui du veuvage (noir). C’est une œuvre sur la mémoire, le temps, le passage, la lumière et les ténèbres. »
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Judith Mundwiler (Suisse)

À propos de son œuvre: Medicago Aurum (organdi et soie, emballage aluminium des chocolats pralinés, emballages de médicaments, papier d’emballage, transfert à la feuille d’or, 74 x 71 cm)
« Il y a quelque temps, j’ai reçu d’un ami un poème écrit par lui-même. Ses merveilleuses pensées, je les ai cousues dans mon ouvrage, imprimées sur de l’organza de soie. Chacun des 323 carrés raconte une petite et unique histoire. En leur centre une graine de luzerne trouvée lors de mes promenades en Italie. »
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Corinne Bertheas-Dumont

Autodidacte, l’artiste se passionne aussi bien pour la peinture que pour la création textile qui lui laisse toutefois davantage de liberté. Corinne Bertheas-Dumont a développé son savoir-faire grâce à des stages, des cours et des recherches personnelles.
L’artiste fait appel à la récupération et au recyclage et détourne ainsi les matières en leur offrant une seconde vie artistique.

À propos de son œuvre: The-X-tures (sachets de thé, tissu d’ameublement, vieseline thermocollante, grillage souple or, fil doré, fil invisible, galon de laine et synthétique pour bordure finale. Cire d’abeille couleur naturelle, 115 x 48 cm)
« Le thé est mon compagnon de chaque jour. Où que je sois, il me suit et m’encourage. Réutiliser ces petits sachets de thé me réserve à chaque fois des surprises : effets inattendus de teintes ocrées, déclinaison d’empreintes tortueuses, et toujours cette texture mi-textile mi-papier mais toujours végétale et naturelle. J’ai souhaité enrichir leur aspect : la fibre naturelle et leur couleur ambrée donnent chaleur et sérénité à mon travail. J’ai renforcé cette sensation en les patinant avec de la cire d’abeille et en les parant de fils d’or, en utilisant le tissu d’ameublement à dominante rouge rehaussé de volutes de fils d’or pour « animer » l’ambre de thé. »
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Val Holmes

Val Holmes a fait des études aux Beaux-Arts avec une spécialisation dans la broderie. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la broderie machine et l’art textile.

À propos de son œuvre: Repose en paix « Trace » et « Deuil »(flanelle, dentelles, feutre noir, perles, 17 x 50 cm et 20 x 40 cm)
« Constater les différentes réactions face à la mort d’un proche et vouloir exprimer mes réactions, à ma manière en tant qu’artiste. « Une vie se déroule », un deuil aussi… Repose en paix… « Traces » est positif, une ligne de bas en haut montre son chemin. On voit un futur à travers ses souvenirs. On ne voit rien à travers la lourdeur de sa peine. La douleur est pesante et la ligne tracée est en larmes de perles noires. »
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Lia Flemings Belgique


À propos de son œuvre: Sculptures 3 pièces (voile blanche synthétique avec fil métallique, fil coton, 40 x 30 cm, 44 x 35 cm et 38 x 30 cm)
« Textures, structures et formes aperçues dans la nature sont inépuisables. Une feuille de la plante Hosta a donné des différents résultats en pratiquant l’Arashi shibori : le jeu des lignes et les courbes qui se développent quand les feuilles s’enroulent en dessèchement, se transforment en formes abstraites. La fragilité se traduit en transparence et réflexion. L’exploration de différents tissus est très importante pour découvrir la propriété ou le comportement dans telle ou telle direction. Dans l’abstraction je cherche la 3e dimension. Les sculptures expriment tension, courbes qui cherchent en circulant leur chemin en fluidité ou en cassant les plis pour changer une direction. Dans tous les cas, le cercle se ferme dans un repos et équilibre du mouvement. Le mélange des types de Arashi shibori dans les sculptures peuvent se refléter sur la vie humaine : la recherche de l’équilibre dans sa propre vie. »
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Chiaki Dosho Japon

À propos de son œuvre: Lumière et ombre II (vieux kimonos japonais, soie, fibres synthétiques, fil nylon, 120 x 30 cm)
« J’aime une flamme par sa manière de briller avec la fluctuation du vent. Lorsque je regardais la lumière, j’ai commencé à être gênée par une ombre. J’ai remarqué que la lumière et l’ombre s’embellissaient l’une, l’autre parce qu’elles sont complémentaires. Je voulais faire un travail qui fasse passer ce sentiment. »
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Marie-Paule Junillon

À propos de son œuvre: Jeux d’ombres (tissus à broder : crin de nylon, fils de laine, mohair, soie, acrylique, métallique de grosseurs diverses, 165 x 115 cm)
« La broderie à la main reste mon mode d’expression privilégié… Elle me permet de dessiner ou de créer des textures et le choix des fils est illimité ! Dans cette pièce, j’ai beaucoup travaillé les rapports de couleurs et de valeurs pour arriver à créer « l’ombre de l’ombre » dans une atmosphère presque irréelle. »
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Anneli Jarrige

À propos de son œuvre: Connexion (chutes de tissus destinées à la confection de robes légères, 111 x 90 cm)
« Ayant reçu d’une couturière de nombreuses chutes de tissus de différentes tailles et de diverses couleurs destinées à la confection de robes légères, j’ai eu l’idée de les utiliser pour représenter la connexion au réseau internet et la densité de la communication qu’il permet entre les continents. »
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Adeline Contreras

À propos de son œuvre: Sans titre (raphia, herbe sèche, fil doré, 70 x 60 cm)
« Les sculptures que je construis, sont faites de végétaux, de tissus que je tresse, entortille, couds, découds, assemble pour obtenir des volumes inspirés de la nature. Et plus précisément ce qui sert de refuge, d’habitat de matrice dans le monde végétal et animal. Une nature qui au contact de l’homme évolue, se modifie. Les matériaux, que j’utilise, se veulent naturels de part leurs couleurs, leurs textures mais restent des produits manufacturés afin de garder à l’esprit l’empreinte de l’être humain sur ce qui nous entoure. Les techniques que j’utilise pour créer ces volumes puisent leurs sources dans la vannerie, la couture. »
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Cosabeth Parriaud

Des couleurs fortes et chaleureuses, des formes simples, des lignes et des rayures… tels sont les fils conducteurs qui guident la créativité de Cosabeth Parriaud. L’artiste associe dans son travail de plasticienne différentes techniques. Ainsi, le monde de la peinture rejoint celui du fil : de nombreux tissus utilisés par Cosabeth Parriaud sont peints dans une recherche de transparence ou d’épuration.

À propos de son œuvre: Variations 2(tissus synthétiques, cotons, molleton synthétique, 143 x 49 cm)
« Cette pièce rejoint la série des « Variations », pièces faites de tissus assemblés, superposés, gaufrés qui s’imprègnent dans des compositions abstraites que je tente continuellement d’épurer. On y retrouve des fils conducteurs dans mon travail : études de couleur et de transparence, lignes et rayures, peinture. »
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Fujiko Gorius (artiste française d’origine japonaise)

À propos de son œuvre: Jardin secret (coton, organdi, synthétique, tulle, fil transparent, 86 x 55 cm)
« J’ai voulu réaliser ce thème sous forme de l’ombre et de la lumière avec le contraste du coton (tissu naturel) et du tissu synthétique en harmonie. »
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Anne-Marie Larcher

À propos de son œuvre: Mémoire (abaca, divers lins, pellicules photos, grille de retirage, 200 x 48 cm)
« La photographie est ma passion depuis de nombreuses années. Prête à faire le tri dans mes albums et mes cartons, le recyclage des pellicules et feuilles de retirage s’est imposé dans le choix des matériaux pour ce panneau. L’ajout de chutes de lin offertes par une amie et les transferts en sépia ont conforté la note rétro que je voulais imposer à mon œuvre. La couture traditionnelle et l’aspect géométrique de mon travail sont le reflet de la rigueur apportée dans le travail de la photographie. L’utilisation du support ABACA favorise le contraste et conforte la nouveauté. « Mémoire » est dédiée aux photographes amateurs ou professionnels, amoureux des techniques anciennes. »
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Pascale Goldenberg Allemagne

Cette artiste française installée en Allemagne avec sa famille depuis 1983 combine volontiers les techniques et les matériaux les plus divers. Pascale Goldenberg est de celles qui n’hésitent pas à exprimer ses idées et ses émotions dans ses œuvres notamment dans une série de quilts dits « politiques ». Pour elle les œuvres textiles doivent aller au delà d’un aspect purement décoratif et servir l’expression de la vérité. C’est pour cela que les artistes textiles doivent, selon elle, savoir prendre des risques.

À propos de son œuvre: Barf-e-awal, la première neige (alèse de matelas comme support, bordures de draps de couettes allemands, boutons de nacre, 143 x 160 cm)
« Les Afghans ont un mot pour la toute première neige de l’hiver : Barf-e-awal. Voulant conjuguer créativité avec organisation du projet de broderie en Afghanistan et cela va de soi, récupération, je nourrissais le besoin de réaliser cette couverture de neige poétique. »
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Martine Compère-Spitzer

À propos de son œuvre: Or-piment (différents tissus, fils, fil d’or, dentelle métallique, fibres plastiques, perles, 73 x 60 cm)
« L’or-piment est un minéral utilisé dans l’art depuis l’antiquité pour sa couleur proche de l’or. Dans la nature, il est souvent associé au cinabre qui est un minéral rouge vif. L’or et le rouge sont deux couleurs qui ne laissent pas indifférent. Je vous invite à pénétrer dans un univers qui stimule votre imagination et génère de l’émotion… »
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Odile Faye-Chevallier

À propos de son œuvre: Portière « À travers la lumière » (lins, cotons de titrages variés, soie, laine, tissus-lirette, raphia naturel et synthétique, 210 x 150 cm)
« Ce tissage peut être utilisé comme une portière, je le voulais jouant avec la lumière. Suspendu dans le vent, en mouvement dans la lumière qu’il reflète, qu’il filtre, qu’il tamise, qui le traverse et lui donne vie. »
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Pascale Drivière

À propos de son œuvre: Dualité (sac ancien en toile de lin, tissu de coton d’anciennes chemises de femmes reprisées, tarlatane peinte, fil de coton, 100 x 70 cm)
« Depuis longtemps, j’entasse toutes sortes d’objets : photos, tissus, fils, laines, boutons, perles, rubans, galons, dentelles, draps, torchons et chemises reprisées et particulièrement tout ce qui est voué au rebut, tout ce qui a vécu, subi l’épreuve du temps, tout ce qui a été patiemment, savamment assemblé, rafistolé, qui garde l’empreinte d’autres mains. Je cherche les traces d’un monde perdu, des reflets de vie. Je me laisse guider par ces fragments de mémoire, je tente de déchiffrer leurs secrets. J’en prolonge l’usage, je leur redonne vie, je compose une galerie de portraits, une grande tribu. »
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Jutta Briehn (Allemagne)

À propos de son œuvre: Femmes et déesses, Ophélie (lin teint à la main, couleurs, ordinateur, 140 x 67 cm
« La femme condamnée en tant que sorcière et corruptrice, mais néanmoins honorée comme une déesse. J’ai exploité ce thème dans ma série « Femmes et Déesses ». Ophélie : dans la pièce de Shakespeare « Hamlet ». Ophélie la bien aimée d’Hamlet devient folle aux cours des tragiques événements et elle se noie. »

À propos de son œuvre: Femmes et déesses, Daphné lin teint à la main, couleurs, ordinateur, 140 x 70 cm)
« Daphné : la nymphe Daphné fuit les avances amoureuses d’Apollon. Pour qu’elle lui échappe, son père Peneios la transforme en laurier. »
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Véronique Gallais

À propos de son œuvre:Parure magique (tarlatane, corde de papier, soie, 50 x 50 cm)
« La tarlatane est mon matériau de prédilection : elle est un paradoxe car fragile et solide à la fois et sa structure permet en le voilant de révéler ce qui est au dessous. Cette création convoque passé et présent et les relie. On peut voir une allusion ethnologique dans cette pièce (collier d’un chef d’une lointaine tribu), et un caractère magique qui provient du détournement des matériaux : le tissu est modelé comme de la terre, le papier se fait corde et les tissus étincellent et s’agrémentent de soie. Magie des renaissances. »
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Isabelle Garaud

L’artiste utilise des teintures, des peintures d’encres et des fils pour faire naître des éléments et créer des atmosphères quelque peu étranges et surprenantes sur des toiles de coton. Son travail s’inscrit dans une recherche sur le temps et la mémoire.

À propos de son œuvre: Les marques du temps (tissu de coton teint avec des végétaux, peint avec des ocres et de la peinture pour tissus, 125 x 75 cm)
« Ce travail s’inscrit dans une recherche sur la mémoire et plus particulièrement sur le temps qui passe et transforme la surface des matériaux. »
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Mirjam Pet-Jacobs (Pays-Bas)

Mirjam Pet-Jacobs est une artiste textile néerlandaise qui expose dans le monde entier. Un diplôme d’enseignante lui permet de voyager dans toute l’Europe afin de donner des cours sur sa passion du textile. De ses œuvres se dégagent souvent une atmosphère poétique imprégnée des sentiments de l’artiste tandis que les compositions sont claires et structurées. Ainsi les œuvres de Mirjam Pet-Jacobs associent émotions personnelles et travail rationnel.

À propos de ses œuvres:
- Entre l’espoir et le désespoir (peinture, teinture, dentelle machine appliquée à la main ou à la machine, 172 x 133 cm)
« Essayer de trouver un équilibre entre les émotions extrêmes. Finalement nous devons accepter tout dans la vie, avec l’aide ou l’appui des autres. Il faut aller jusqu’au bout en acceptant les bonnes et mauvaises choses, et savoir les quitter : comme votre personnalité, une maladie grave, vieillir, la tristesse mais également la joie, l’amour et le bonheur. »

- Le Mantra II – Messages (colback, soie, raphia, papier, peinture acrylique, encre, feuille, 214 x 143 cm)
« Des messages roulés, attachés et joints, reliés par des fils argentés fins, sont soutenus par des chutes de journaux mondiaux couvertes de peintures et de griffonnages mystérieux. Ils lient les pièces séparées et ouvrent de nouveaux horizons. Un rêve ? »
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Ghislaine Berlier-Garcia

À propos de son œuvre:Transparences 1 (cercles métalliques, drap de lin, dentelle, soie, billes de verre, fil multicolore, molleton, 87 x 117 cm)
« Reflet, loupe et transparence. Lorsque quelques billes se sont égarées dans mon atelier et se sont lovées dans de la dentelle, c’est tout naturellement que je les ai apprivoisées en les liant précieusement les unes aux autres. J’ai été émerveillée par la mise en valeur réciproque des billes et de la dentelle qui intensifie texture, graphisme et éclat, évoluant étonnamment au gré de la lumière. « Transparences 1 » est ainsi le point de départ de mille possibilités de création que m’offre cette découverte. »
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Josy Narcy

Dans son travail Josy Narcy n’hésite pas à transgresser les techniques traditionnelles en associant et opposant divers matériaux tels que des tissus rugueux, de la soie, des grillages, des fibres naturelles ou végétales, des fibres optiques…

À propos de son œuvre:Hawa Mahal (Cotons, soies, 135 x 60 cm)
« Hawa Mahal, le palais des vents à Jaïpur avec ses centaines de fenêtres, ses couleurs dorées au coucher du soleil. Haïku : le palais des vents comme un précieux paravent se détache le soir. »
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Monique Clarac

Monique Clarac aime manipuler des textures variées : lainage, jersey, coton et autres qu’elle juxtapose pour créer des œuvres colorées. Les pièces de tissus se fondent et se complètent pour former l’entité de l’œuvre dans une grande liberté de travail.

À propos de son œuvre: Le Vase (draps anciens, lin, chanvre, coton, 113 x 73 cm)
« LE VASE !!! Perdu dans sa chaleur orangée, cerné par la rigueur géométrique d’une palette colorée qui encadre sa présence discrète, il est là pour jouer avec nous, avec le flou de l’histoire. »
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Emöke

À propos de son œuvre: Poivre et sel (laine, lin, coton, papier, 220 x 115 cm)
« Je travaille sur un métier de haute lice avec un tissage classique et j’utilise également d’autres techniques comme le relief ou d’autres, encore plus personnelles. La recherche du rythme entre les matières, les couleurs et les proportions est un travail passionnant. Le rythme comme le fil commande et lie toute vie à l’univers. »
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Lucie Maurel

À propos de son œuvre: P. 341 (fils de fer, fils de cuivre, fils couleurs : coton, 100 x 60 cm)
« C’est une carte de sentiments, d’une histoire qui se crée, d’une trame qui s’enroule. Des liens naissent fragiles qui se tissent. Ce sont des jours, des faits, des mots que l’on marque d’un point, qui s’accumulent et s’enchevêtrent dans la mémoire. Travail à l’image du ressenti éprouvé lors des débuts d’une rencontre dans l’apprentissage de la connaissance de l’autre. L’ouvrage n’a pas de limites, il peut apparaître comme un filet, un piège tendu. C’est l’histoire des sentiments. »
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Anne Woringer

À propos de ses œuvres:
- Crop Circles 1 (coton indigo du Japon, 140 x 155 cm) « Travail de lignes graphiques avec une certaine irrégularité pour plus de vie. Cela m’a évoqué les fameux dessins dans les champs, d’où le titre. »

- Abysses (coton indigo du Japon, 122 x 146 cm)
« Ce quilt est le résultat d’un échec. La décoloration est très aléatoire et n’ayant pas obtenu ce que je désirais (un dégradé), j’ai couvert l’ensemble des broderies accentuant ainsi mes graphismes. »
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Martine Brion (Belgique)

À propos de son œuvre: Les Délires d’Arachné (velours, tulle de coton, organza, toile de lin, lurex, dentelles anciennes, ruban de soie, anciens boutons en porcelaine. 143 x 49 cm)
« J’aime travailler les contrastes : ancien/contemporain, pleins/vides, techniques modernes/matières anciennes. Le point de départ est l’intégration d’anciennes photos de famille. Arachné est un personnage mythologique qui excellait dans l’art du fil et qui ayant voulu se mesurer aux compétences d’Athéna fut transformé en araignée. Petit clin d’œil puisque je suis arachnophobe, la petite photo c’est moi. »
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Jean Delafosse

Jean Delafosse est formé aux techniques des soyeux lyonnais et développe également les pratiques anciennes du macramé, du retordage, de l’enroulement des tissus et du pliage. Le retordage des fils, notamment de lin, lui permet de créer des œuvres protéiformes. L’atelier de l’artiste se situe dans un petit village de 130 habitants où le calme et la nature favorisent sa créativité.

À propos de son œuvre: L’Hiver (lin, chanvre, coton jute, fibranne, soie, 56 x 41 cm)
« La nature est la plus belle des œuvres d’art. D’une infinie variété de couleurs, elle est en perpétuel mouvement d’une infinie créativité. Son observation par l’homme devrait le rendre moins agressif. Nous devons faire nôtre l’art que la nature nous donne à voir et créer avec elle les équilibres qui permettent à chacun d’être créateur. »
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Maria-Térésa Sansotta (Italie – Vérone)

À propos de son œuvre: Mondes parallèles – On n’est pas si seul (tissu en laine mérinos, soie, tulle teint et feutré à la main, crinoline en plastique, fil transparent en nylon, fil coloré synthétique, 122 x 125 cm)
« Mes dernières créations ont été toutes réalisées avec ces matériaux. J’aime le mariage entre les matières plastiques et les matériaux précieux. L’ensemble ainsi obtenu me satisfait beaucoup. Ce type de création crée un effet complètement différent selon que l’œuvre soit accrochée au mur ou qu’il y ait derrière la tapisserie une source de lumière. Ces petits mondes parallèles suivent leur chemin bien défini dans l’univers, voyageant l’un à côté de l’autre comme deux sœurs qui parcourent le sentier tracé par leur destin. »
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Maryline Collioud-Robert (Suisse)

Collage 4 (125 x 85 cm)

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Modifié le : 26/10/2009